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« Bo En », pour une atmosphère printanière dans un climat d’hiver.

Bo-en

Commencer cette chronique par un mot d’esprit autour de celui de noël est un objectif ardu que je n’atteindrai pas entièrement. Mon but n’est pas de vous servir un album « spécial noël » mais plutôt de saisir une occasion. A mon sens la période des fêtes a cela de particulier qu’elle nous plonge tous et toutes dans un état un tantinet régressif tout à fait agréable. Cette joie de vivre enfantine que l’on trouve communément emballée sous le sapin je vous en propose un extrait auditif.

Pale Machine est une histoire d’émotions. Des émotions joyeuses mais complexes, aux couleurs pastel et au goût sucré. C’est un peu comme si un enfant aux joues remplies de confiseries avec un visage traversé par un grand sourire nous racontait son histoire favorite. J’oublie le monde qui m’entoure. L’hiver laisse place à une course pieds nus dans l’herbe verte. Je m’allonge et plonge avec douceur dans mes songes. Je me réveille adulte porté par une excitation simple et pure telle celle d’un enfant qui se réveille un jour de kermesse.

Pale Machine est une création de l’artiste Britannique Bo En. C’est un album qui peut mettre du temps à se faire aimer. Sa forme et ses sonorités sont singulières mais exhument toujours joie et naïveté. L’ensemble pop cerclé de textes anglo-nippons permet de créer dépaysement et surprise. Mais au bout de quelque temps on s’y sent comme chez soi. Un chez-soi qui ressemblerait étrangement à du « Animal Crossing ». Cet album est également d’une richesse  sonore  marquée  aux  orchestrations  progressives. Bo En nous guide d’un sentiment à l’autre ; d’une retrouvaille pleine de bonheur entre deux amoureux à celle d’un père avec son fils.

Vous comprendrez sans l’ombre d’un doute que j’aime cet album et son coté « un tantinet régressif ». Je ne peux qu’espérer que vous aussi vous partagerez cette joie de vivre ; ce plaisir non-coupable.

Ps: pour les curieux le label sur lequel est sorti Pale MachineMaltine records.

Bonnes fêtes !!

« Decibelles », pour sortir du sommeil avec énergie.

 

decibelles

Il y a parfois cette envie qui me prend de secouer la tête bien fort, de retourner à quelque chose de brut, d’écouter un bon rock simple et efficace. Ces objets sonores défouloirs, j’avoue avoir du mal à les dénicher, du moins dans l’ « écosystème Bancamp ». Alors pour tous ceux partageant cette peine j’espère aujourd’hui vous combler.

Decibelles c’est trois filles énergiques et énervées; c’est un Cup-cake Punk. Cette petite bande de lyonnaises a sorti leur dernier Ep Sleep Sleep en septembre dernier, et je trouve ça top. Un ami musicos m’a dit l’autre jour que « en général » du fait de la faible représentativité de la gent féminine dans la musique et surtout dans le rock les exigences qualitatives à l’écoute seraient plus faibles. Je ne saurais me prononcer sur cette idée, ni même avancer que je ne suis pas moi aussi victime de ce phénomène, mais je vous assure en tout bien tout honneur que grand est mon plaisir en écoutant ce mini album.

les deux éléments qui ont immédiatement su attirer mon attention sont le chant et les textes. Sans se limiter à un glaçage rose et sucré, je dois reconnaître que le chant est l’élément qui confère au groupe une marque de fabrique. Il permet de faire naître une influence pop acidulée dans un enrobage rock tendant vers le punk. J’avoue également volontiers avoir un faible sur les deux pistes de l’Ep chantées en Français. Oscillant entre un aspect ludique et virulent elles se détachent  du reste de l’Ep, lui en anglais.

Decibelles c’est également une super-expérience de concert. Je suis allé les voir à l’OPA il y de cela quelques semaines et ça envoie. Le live était plus rock, plus nature que la version studio. Sur scène le groupe s’est donné à fond avec une batteuse/chanteuse remarquable qui soutient avec brio la basse et la guitare. Cerise sur le gâteau elles sont super sympas et les vinyles sont moins chers que sur le net !

Sans être une révolution dans le genre Sleep Sleep vaut bien une écoute, c’est comme un macaron avec un parfum inconnu : la base est assurée et la petite touche de nouveauté fait toujours plaisir.

« sales » ou comment se rattraper si vous avez raté celles d’été

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J’ai gardé ce petit bijou sous le coude depuis un petit moment, le temps est venu de le sortir de l’écrin.

Sales est un duo. Originaires d’Orlando, ce n’est qu’après avoir distillé leurs productions une par une sur bandcamp qu’ils en ont fait un EP. La Simplicité est ce qui fait toute la magie de ces six pistes. Construites autour du trio chant, guitare et drum-machine, on se sent rapidement touché par leurs douces mélodies.
Pour être honnête, et après une réécoute de l’EP ayant pour finalité l’écriture de cette chronique, Sales ferait une bande son parfaite pour 500 days of summer. On y sent un amour naïf et gai ne vivant que pour le moment présent. Un ressenti qui provient sans nul doute de la façon dont le duo orchestre leurs travaux. La batterie est lancinante, la voix langoureuse et les cordes sonnent une certaine joie de vivre.

À consommer sans modération, de préférence avec chaise longue, boisson et coucher de soleil.

 

*Sales sera en concert le 12 octobre 2015 à la mécanique ondulatoire à Paris.

« les passagers », ou l’accent à la sensualité débordante

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Trouvé au détour d’un passage sur la page bandcamp du label la souterraine, la douce voix aux tonalités québecoises de Andreanne Muzzo s’est immédiatement enroulée autour de mon oreille.

Originaire de Montréal le groupe s’est formé autour d’une chanteuse et d’un guitariste. Sorti en mai 2014 l’EP le ciel est noir est une superbe production. Les textes, d’une poésie imagée et sensible, sont délicieusement accompagnés. Le synthé volontairement vintage se couple avec des cordes claires et précises, la batterie enfin soutient le tout avec énergie et engouement. L’ensemble rappelle la mélodie d’une rivière courant dans le cœur d’une forêt immaculée. Singulière expression de pureté dans un monde grouillant de vie, entre lumière et pénombre. Une belle vitalité ressort de cet EP. Une production indie/rock aux airs de la femme qui vaut la peine d’être savourée, à la façon d’une belle pomme acidulée.

* pour les curieux, un lien vers La Souterraine

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