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« Vienna Ditto », quand le Far west se met au goût du jour.

Vienna-Ditto

Il est des fois où le mélange réussi est là où on ne l’attend pas. Pour tous ceux qui ont aimé ce blues des grandes plaines, tout en étant avides de sonorités électros, cet album tout entier est pour vous.

Nous parlons aujourd’hui du premier album, Circle, de « Vienna ditto » un duo originaire d’oxford. Je tiens à dire que le petit côté western de cet album est ce qui m’a poussé à vous le proposer. Ne vous attendez toutefois pas à danser la Square Dance, il s’agit plutôt d’une impression de fond, d’un filtre sépia légèrement vieilli sur une musique à la page.

On découvre dans cet album un blues brut et expressif se balançant entre pop et rock. Les cordes rauques et usées par l’alcool se doublent d’une rythmique au galop, le tout transmettant une véritable puissance. Néanmoins ces élancées sauvages sont tempérées par des espaces calmes où le soleil brûlant laisse place à une brise légère et sensible. Dans ces paysages tantôt caverneux tantôt libérateurs s’immiscent nombres d’hallucinations électroniques. C’est bien cette fusion qui fait toute la singularité de l’album. À la manière d’un rêve les multiples nappes et percussions électroniques nous suggèrent le doux bruit d’une rivière souterraine quand toutefois il ne s’agit pas des éclats d’orage. Mais cet album est  également chanté. La voix de la chanteuse se plie impeccablement à toutes les circonstances musicales. Elle nous porte et nous emporte au gré de ses émotions, nous figurant plainte, injustice ou encore amour.

Les nombreuses influences m’ont apporté un véritable plaisir lors de mes écoutes répétées, bien que certaines peuvent être presque trop voyantes à l’image de Hammer and a Nail me rappelant sans cesse l’air de ce pénitencier animal de La Nouvelle-Orléans.

Cet album présente des qualités indéniables, l’orchestration y est étonnamment riche et les nombreuses bonnes surprises effacent les quelques reproches, (notamment l’impression d’un album inégal) que j’aurais pu avoir lors de mes premières écoutes.

 

« Decibelles », pour sortir du sommeil avec énergie.

 

decibelles

Il y a parfois cette envie qui me prend de secouer la tête bien fort, de retourner à quelque chose de brut, d’écouter un bon rock simple et efficace. Ces objets sonores défouloirs, j’avoue avoir du mal à les dénicher, du moins dans l’ « écosystème Bancamp ». Alors pour tous ceux partageant cette peine j’espère aujourd’hui vous combler.

Decibelles c’est trois filles énergiques et énervées; c’est un Cup-cake Punk. Cette petite bande de lyonnaises a sorti leur dernier Ep Sleep Sleep en septembre dernier, et je trouve ça top. Un ami musicos m’a dit l’autre jour que « en général » du fait de la faible représentativité de la gent féminine dans la musique et surtout dans le rock les exigences qualitatives à l’écoute seraient plus faibles. Je ne saurais me prononcer sur cette idée, ni même avancer que je ne suis pas moi aussi victime de ce phénomène, mais je vous assure en tout bien tout honneur que grand est mon plaisir en écoutant ce mini album.

les deux éléments qui ont immédiatement su attirer mon attention sont le chant et les textes. Sans se limiter à un glaçage rose et sucré, je dois reconnaître que le chant est l’élément qui confère au groupe une marque de fabrique. Il permet de faire naître une influence pop acidulée dans un enrobage rock tendant vers le punk. J’avoue également volontiers avoir un faible sur les deux pistes de l’Ep chantées en Français. Oscillant entre un aspect ludique et virulent elles se détachent  du reste de l’Ep, lui en anglais.

Decibelles c’est également une super-expérience de concert. Je suis allé les voir à l’OPA il y de cela quelques semaines et ça envoie. Le live était plus rock, plus nature que la version studio. Sur scène le groupe s’est donné à fond avec une batteuse/chanteuse remarquable qui soutient avec brio la basse et la guitare. Cerise sur le gâteau elles sont super sympas et les vinyles sont moins chers que sur le net !

Sans être une révolution dans le genre Sleep Sleep vaut bien une écoute, c’est comme un macaron avec un parfum inconnu : la base est assurée et la petite touche de nouveauté fait toujours plaisir.

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